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TEMPS DE LECTURE : 6 Minutes

 

Bonjour à toi mon très cher liseur,

Aujourd’hui, pour ce troisième et quatrième article de mon blog, je m’attaque à un sujet qui me touche personnellement. Un sujet qui devrait t’intéresser si tu t’inquiètes du niveau du salaire d’un jeune auteur et plus que tout, que tu n’as aucune idée de ce qu’apporte une vente et où termine ton argent.

(Pour plus d’information, je te propose de lire en premier mon premier article traitant de ce sujet, « CHOISIR BOD.fr » : ICI)

 

LES BASES

 

Pour débuter notre échange tout doucement, je vais t’expliquer les quelques bases à connaitre sur la rémunération d’un auteur, toutes branches confondus.

En quelques mots, si l’auteur est publié chez un éditeur traditionnel il sera rémunéré aux alentours de 8% NET du prix de vente de son œuvre au format broché. Plus l’auteur vendra, plus ce pourcentage augmentera, car il sera de plus en plus rentable pour sa maison. Après, je dois vous avouer que la négociation joue pour beaucoup, si l’auteur ne dis rien, la maison ne va pas s’amuser à augmenter son revenu… Vive le monde capitalisme qui tire ses profits de créateur pas très bien rémunéré !

Cependant, il existe une énorme différence de revenu entre les auteurs édités chez une maison traditionnelle et un auteur autoédité. Dans la pensée commune, la marge BRUTE augmente chez un auteur autoédité, ce que beaucoup conclu par une hausse significative du « salaire ». Malheureusement pour moi, car je suis dans ce cas de figure, c’est absolument faux.

Dans le troisième article de mon blog, où je traite du sujet de BOD.fr, un site permettant une meilleure rémunération du revenu, il est bien indiqué que le taux de marge BRUTE moyen par vente, est d’environ 20%, et peut monter dans certain cas à 30% soit un coefficient de 3 par rapport à la maison traditionnelle. JACKPOT !

J’ai également précisé dans cet article, qu’un auteur autopublié devait assumer absolument tous les frais liés à la mise en ventes de son œuvre, contrairement à un auteur publié traditionnellement où tous est pris en charge (Il n’a qu’à fournir le manuscrit). Finalement, vous allez comprendre pourquoi ce n’est pas une superbe affaire pour moi et mes confrères…

Alors poursuivons ensemble pour espérer obtenir une idée correcte de la rémunération d’un auteur autoédité par vente, ainsi que le nombre de ventes pour espérer être rémunéré minimum au SMIC HORAIRE !

 

EXEMPLE : GLAM REYNE, TOME 1

 

 

Le premier point à savoir pour un auteur publié est que la charge de travail est colossale par rapport à nos homologues publiés traditionnellement. Ce qui veut dire que le nombre d’heures nécessaires pour finaliser une œuvre est très majoritairement supérieur. Cette raison est compréhensible lorsque l’on met bout à bout toutes les tâches nécessaire à la publication d’un livre. Maintenant je suis tout à fait d’accord avec toi, car tu dois être en train de te dire que c’est un choix personnel… C’est vrai, je ne me plains pas, c’est simplement un fait. Garde bien ce facteur du nombre d’heures en tête, ce sera important pour la suite.

 

Pour faire simple, prenons comme exemple le premier livre que j’ai écrit qui est également celui qui m’a couté le plus d’argent à produire (Pour une durée moyenne de 6 mois). Il s’agit du premier tome de Glam REYNE, ma SAGA fantastique. Nous allons donc mettre bout à bout tous les coûts (Arrondis à la dizaine) qui se sont retrouvés sur ma route pour vous donner un ordre de grandeur, sans compter le matériel et les différents abonnements pour mon site d’auteur et webmaster (Cout également élevé) :

  • Abonnement ADOBE (Mise en page, modification et création de couverture ) : 24 € / mois
  • Abonnement LanguageTool (Aide à la correction) : 70 € / an
  • Abonnement Inkarnate (Création de carte) : 6 € / mois
  • Création de la première couverture : 120 €
  • Correction du manuscrit : 400 €
  • Première publicité (Erreur de débutant) : 600 €
  • Colis des premiers livres brochés (Donnés) : 400 €
  • Essence pour me déplacer chez mon associée : 60 €
  • Contrat de vente par BOD.fr : 20 €

Nous parvenons à un total de 1.815 €, ce qui n’est pas négligeable pour une seule création.

 

RÉMUNÉRATION SMIC HORAIRE

 

À présent que nous avons le cout total arrondis que m’à couter simplement la création du livre, nous pouvons calculer ensemble le nombre de ventes qu’il faut que je fasses au minimum pour espérer être rémunéré simplement au SMIC HORAIRE.

Pour cela il a fallu que j’estime mes heures de travail tout confondu, des premiers mots écrit, à l’élaboration de la couverture et de la mise en page avant de pouvoir le publier. Nombre que j’estime à 800 heures (Oui, c’est beaucoup, mais je t’en prie si tu en doutes, lance-toi, tu t’en rendras très vite compte).

Ah oui, j’avais oublié de le préciser, mais l’état aime particulièrement avoir sa part du gâteau sans avoir beaucoup travaillé. Alors, il a décidé de me prendre environ 20% du total de mes ventes. Il faut également le prendre en compte.

 

Alors combien je devrais être payé au SMIC HORAIRE, pour 800 heures de travail ?

En 2021, l’heure au SMIC est rémunéré 8,11 €. Soit une rémunération globale de 800 x 8,11 € = 6488 €

 

NOMBRE DE VENTES MINIMUM

 

 

Maintenant que nous avons la somme qui devrait m’être dument payé pour mes heures de travail, nous pouvons imaginer le nombre de ventes minimum pour être rentable. Il faut simplement additionner ce salaire, les impôts (Soit 1.622 €) et les frais liés à la création de l’œuvre, avant de la diviser par ce qu’apporte une vente. Je tiens à préciser qu’il s’agit de chiffre arrondi, mais on est très proche de la réalité ! 

  • CALCUL DU NOMBRE DE VENTES MINIMUM EN PASSANT PAR UN SITE CLASSIQUE : (6.488 € + 1.622 € + 1.815 €) / 3,18 € = 3.121 LIVRES
  • CALCUL DU NOMBRE DE VENTES MINIMUM EN PASSANT PAR BOD.fr: (6.488 € + 1.622 € + 1.815 €) / 4,77 € = 2.081 LIVRES

 

À RETENIR !

 

Dans mon cas et dans celui de beaucoup d’autre auteur autoédité, pour espérer être rémunéré au SMIC horaire, il faut vendre des milliers de livres (Je n’ai pas compté tous les facteurs de cout qui s’ajoute, mais nous avons déjà là une bonne idée de la situation). Vous en avez la preuve. Pour nous, ces chiffres sont colossaux, mais pas impossible à atteindre.

Nous ne rêvons pas de richesse, mais simplement de vivre de notre passion. Or, sans vente, comme vous avez pu le constater, il s’agit d’une passion qui coute cher. C’est le serpent qui se mort la queue.

 

Dans mon cas, j’ai déjà terminé et mis en ventes 7 œuvres. Pour que je sois rentable et rémunéré au salaire minimum, il faudrait que je vende des dizaines de milliers de livres. Alors à chacun d’entre vous qui auront participé à ces petits pas qui me mène vers ce rêve, vous procurez un de mes livres, je vous remercies sincèrement. J’espère qu’il vous permettra de vous évader quelques heures. Quant à ceux qui sont là pour se lancer dans l’autoédition, bon courage, et n’oubliez pas qu’un escalier se monte une marche après l’autre ! L’écriture est une passion, un métier, long et éreintant, mais nous permet de laisser une trace indélébile de notre passage, alors à vos manuscrits mes liseurs en herbes !

 

J’espère avoir répondu a une ou plusieurs de tes questions, à très bientôt et passe une agréable fin de journée !